Conseil d’épargne #67

Marchés financiers : faut-il avoir peur des turbulences ?

Prévisions de croissance à la hausse, poussées inflationnistes et incertitudes politiques, l’économie mondiale donne le tournis aux marchés financiers. C’est le retour en force de la volatilité, qui pousse à revoir la gestion de ses placements.


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En février puis mars, toutes les places financières auront connu des corrections majeures. Pourquoi ? Les experts pointent une conjonction d’éléments macro-économiques et politiques, avec pour chef d’orchestre, les Etats-Unis.

 

Donald Trump donne le tempo

La politique du président américain se veut résolument protectionniste. Donald Trump a ainsi annoncé l’institution de droits de douane sur les importations d’acier (25%) et d’aluminium (10%). Dans son viseur, le Canada, le Mexique, la zone Pacifique et surtout la Chine avec des mesures anti-dumping radicales (par exemple, sur le solaire). Même si l’Europe est pour l’heure épargnée, ces annonces, pour certaines encore très imprécises, inquiètent les marchés boursiers. Résultat, ces derniers sont gagnés par un retour manifeste de la volatilité, traduisez par des turbulences fortes et régulières. Ce n’est pas tout. La politique américaine est aussi source d’inflation.

 

Poussées inflationnistes…

Et pour cause, les entreprises américaines ont notamment décidé de reverser une partie des bénéfices de la réforme fiscale du Président Trump à leurs employés sous forme d’augmentations de salaires. Exemple, Walmart, premier employeur privé américain, a augmenté son salaire minimum de 9$ à 11$ de l’heure. Sur un an, la croissance des salaires atteint 2,9% aux Etats-Unis, niveau inconnu depuis 2009. Ces tensions salariales réveillent le spectre de l’inflation, qui pourrait contraindre les banques centrales à remonter leurs taux plus tôt que prévu.

 

… et remontée des taux

A première vue inquiétant, ce retour de la volatilité est en réalité inhérent aux marchés financiers. C’est sa quasi-disparition ces dernières années qui était anormale. L’économie mondiale est aujourd’hui en phase de « normalisation », avec une remontée des taux longs inéluctable, par définition source d’épisodes turbulents. La raison ? La fin des politiques ultra-accommodantes des banques centrales, même si la FED aux Etats-Unis tente de tempérer les ardeurs du président Trump pour limiter les corrections boursières.

 

Actions versus obligations, le match

Ce retour de la volatilité modifie immanquablement les échelles de performance entre les types d’actifs. Sur les actions, les risques de perte vont immanquablement s’accroître et les performances seront plus aléatoires. A contrario, une hausse des taux pourrait rendre les marchés obligataires plus attractifs relativement aux marchés actions, d’où un report plus ou moins généralisé sur les obligations à moyen terme. Du reste, on voit déjà nombre d’investisseurs clôturer leurs positions afin de prendre leurs bénéfices avant le renchérissement du “coût de l’argent”, c’est-à-dire avant une hausse des taux d‘intérêt.

 

Epargnants, s’appuyer sur des pros

Pour les épargnants, ce retour de la volatilité porte un nom, l’incertitude. Comment adapter la gestion de ses placements financiers dans ce nouveau contexte ? Un marché actions plus volatil s’accompagne bien sûr d’opportunités à saisir, avec plus de risque à la clé. Mais seuls les investisseurs aguerris sauront (en partie) faire les bons choix. Pour tout un chacun, mieux vaut s’en remettre à des sociétés de gestion expertes. Exemple clé : dans une assurance vie, le recours à une gestion pilotée accessible, efficace, ayant fait ses preuves est sans doute le meilleur moyen de tirer parti des nouvelles conditions de marché. Le retour de la volatilité sur les marchés financiers doit in fine interroger chaque épargnant sur l’exposition au risque de son patrimoine. Et à en tirer les conséquences.

 

En période de volatilité, quelles Unités de Compte choisir ?

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