Conseil d’épargne #61

L’Assurance vie, le meilleur placement même après 70 ans

La Loi de Finances 2018 apportent des changements qui viennent affecter le régime des retraites et donc le pouvoir d’achat des retraités, il vaut mieux donc et tant que possible faire des réserves pour ses vieux jours.


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Livret A, Livrets d’épargne, PEP, PEL, Assurance vie... Quel contrat choisir ?

L'assurance vie obéit à des règles fiscales particulièrement favorables qui expliquent qu'elle soit le placement financier préféré des Français. Elle permet en effet de transmettre des sommes en totale exonération de droits, à hauteur de 152 000 euros, par bénéficiaire désigné. Au-delà, l'imposition reste légère : 20 % pour les sommes comprises jusqu'à 700 000 € par bénéficiaire (après usage de l'abattement) et 31,25 % au-delà. Il y a cependant une condition à cette exonération : que les versements du souscripteur aient été faits avant ses 70 ans.

 

Epargner après 70 ans : une bonne idée

Pour cette raison, certains n'hésitent pas à dire qu'il n'est plus intéressant d'alimenter un contrat à partir de 70 ans. Rien n'est plus faux ! Epargner sur ce placement continue au contraire d'avoir de nombreux atouts : le cadre est simplement un peu différent... Pour les sommes que le souscripteur a versées après ses 70 ans, il existe en effet un abattement spécifique, qui s'ajoute à celui touchant les versements antérieurs aux 70 ans. Il est de 30 500 euros et ne s’applique non pas sur les capitaux transmis, mais sur les capitaux initialement déposés. Au-delà, les bénéficiaires n'ont droit à aucun abattement supplémentaire. Les sommes transmises sont donc soumises aux droits de succession ordinaires, qui dépendent du lien de parenté entre l'assuré et le bénéficiaire. Une souscription de 100 000 euros après 70 ans exposera donc les bénéficiaires à des droits de succession sur 69 500 euros. Ils ne seront pas forcément imposés dessus, car ils pourront faire jouer d'autres abattements légaux, comme celui de 100 000 euros en cas de filiation directe.

Epargner après 70 ans offre un autre atout non négligeable : seuls les capitaux déposés sont soumis à d'éventuels droits de succession. Pas les gains engrangés ! Ce qui fait que, dans certains cas, l'assurance-vie après 70 ans peut être plus intéressante qu’avant ! Imaginons qu'un épargnant dépose par exemple 30 500 euros après ses 70 ans sur un contrat. Et que celui-ci est investis, par exemple sur l'option de gestion pilotée "Carte blanche" de Lazard Frères Gestion. Cette option a progressé depuis son lancement (fin 2008) de plus de 124%. En savoir plus sur les performances de la Gestion Pilotée Lazard Frères Gestion. Imaginons encore que les 30 500 euros progressent d'autant. Bien sûr, les résultats passés ne préjugent pas des résultats futurs et il ne s'agit que d'une hypothèse pour mieux comprendre… Mais dans ce cas, le bénéficiaire ne sera pas du tout taxé sur les sommes reçues, qui seront pourtant de…68 000 euros ! (exonération sur les 30 500 euros investis + gains non taxables).

 

De l'intérêt d'un nouveau contrat

Pour éviter toute confusion, mieux vaut piloter soi-même ces paramètres délicats et ouvrir un nouveau contrat spécifique. Découvrir nos différents contrats d’assurance vie. D'autant que le fisc, en cas de retrait sur ce contrat, applique un mode de calcul très particulier et peu favorable aux épargnants. L'administration détermine en effet comme à son habitude la part du retrait considérée comme du capital (non taxable) et la part représentant les gains de ce capital, qui est imposable au-delà d'un abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple marié). Mais au décès de l'assuré, elle ne déduit pas la part de capital initial déjà prélevée lors des retraits partiels dans son calcul des versements réalisés. Cela augmente artificiellement les capitaux versés au contrat et donc les droits de succession. L'idéal, dans ce cas, est d'ouvrir un contrat de capitalisation en prévision de besoin de revenus ou de retraits partiels. Comparer nos contrats de capitalisation

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