Paroles d'experts
27 août 2026
27 août 2026
Décidément rien ne semble arrêter l'appréciation continue des marchés. Pas même un mois d'août traditionnellement affecté par un manque saisonnier de liquidités. Sur le point de se refermer, la parenthèse estivale aura été à l'image de la première partie d'année : aussi paradoxale que déconcertante.
En dépit d'un contexte géopolitique qui ne trouve pas d'issue au Moyen-Orient et le risque qu'il fait peser sur l'économie mondiale, les indices actions parviennent encore à gagner en verticalité. La bonne moisson des résultats d'entreprises peut notamment justifier le phénomène.
Mais au-delà, les investisseurs actions demeurent dans un déni conjoncturel marqué notamment par un baril de pétrole revenu au-dessus des 90 dollars. Du reste, ils pourraient vite être rattrapés par une réalité obligataire autrement plus tendue. Le coût d'une guerre sans fin et l'inflation sous-jacente qu'elle induit se font désormais sentir sur le marché de la dette où un certain nombre de pays voient leur taux d'emprunt à long terme s'envoler.
Un environnement de marché qui peut laisser présager une rentrée sous tension. Et plus que le reste, les marchés de taux risquent d'être au centre de l'attention dans les semaines à venir. Dans ces conditions, nous leur avons consacré notre dossier mensuel afin de mieux en comprendre les mécanismes et surtout les enjeux.
En dépit d'une existence dans l'ombre des actions, ils sont pourtant immensément plus grands en taille et jouent un rôle central dans le fonctionnement de l'économie. Ils influencent, en effet, le coût de financement des États, des entreprises et des ménages et impactent directement l'ensemble des placements. Ils donnent souvent une lecture plus profonde de la conjoncture et permettent de mieux comprendre les signaux qu'elle envoie. Ils seront d'ailleurs particulièrement scrutés en France dans les prochains mois à l'occasion du vote du budget et plus particulièrement avec l'accélération de la course à la présidentielle.
Au regard du calendrier qui s'ouvre sur cette fin d'année, la rentrée s'annonce donc chargée sur les marchés mais aussi en prévision, à notre échelle, du lancement de nouveaux produits à la mi-septembre.
En attendant de vous en dire plus…
Bonne lecture.
Marc PEYNET
Directeur général Altaprofits